Quand notre vie numérique met la planète en danger

Vous aimez la technologie et êtes un gros consommateur de vidéos en streaming ? Vous êtes aussi un écologiste convaincu, vous roulez à vélo et vous surveillez votre facture énergétique. Désolé de vous décevoir, mais il vous faudra faire un choix, car d’après le site ConsoGlobe, les deux seraient incompatibles !

Image associée

La surconsommation numérique est en pleine explosion…

Un constat alarmant
D’après le think tank The Shift Project, « la croissance exponentielle du numérique constitue un danger et donc, un enjeu majeur ». Les chiffres sont en effet alarmants : l’empreinte énergétique globale des serveurs, réseaux et terminaux progresserait de 9% par an, en tenant compte de l’énergie nécessaire à leur fabrication et à leur utilisation.

Le streaming vidéo serait en cause, principalement les vidéos de « petits chats mignons » et la pornographie. En comparaison avec la consommation électrique d’un smartphone, l’impact du visionnage de la vidéo serait 1500 fois plus grand. La fabrication des smartphones elle-même serait également catastrophique : il faudrait 80 fois plus d’énergie pour concevoir un gramme d’un smartphone qu’un gramme d’une voiture.

Quelles-sont les solutions ?

Pour The Shift Project, nous n’avons pas le choix. Si nous voulons préserver notre planète, nous devons absolument réduire notre consommation de données. Bien évidemment, cette surconsommation concerne en premiers lieux les pays développés. Alors qu’un Américain consomme 140 Gigaoctets par mois, un Indien n’en consomme que 2. Le nombre de nos périphériques connectés rentre aussi en ligne de compte. Un Américain en possède 10, contre 1 seul pour un Indien. Tout ceci explique pourquoi la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié… depuis 2013.

Le renouvellement des périphériques multimédia serait aussi un gros problème. Le rythme trop soutenu de renouvellement des smartphones, l’incitation à consommer par les marques, serait peut-être le plus gros problème. C’est donc un fait : acheter des équipements moins énergivores, moins puissants et moins souvent renouvelés permettrait de limiter notre impact environnemental.

Par Arnaud Moign

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked (required)